Annuaire de la Société Archéologique de la Province de Constantine — 4.1858/59 (1860)

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lions précédentes. Quoiqu'il en soit, si le monument de Clier-
chel ne confirme pas ce résultat, au moins ne peut-on pas
dire qu'il l'infirme, et c'est ce que je tenais à établir.

La référence de l'ère mauritanienne étant ainsi à l'abri
de toute contestation, nous pouvons déterminer avec certi-
tude la période qu'embrasse l'épiscopat de Novatus , et y rat-
tacher les faits historiques.

Sa mort eut lieu le 10 des calendes de septembre, autre-
ment dit le 23 août, en l'année 440 de l'ère chrétienne, et
puisqu'il fut 57 ans évéque, son ordination datera des envi-
rons du mois d'août 403, car on ne saurait supposer, en pa-
reil cas, un nombre largement arrondi aux dépens de l'exac-
titude.

Il existe une lettre de Saint-Augustin à Novatus, dont la
teneur indique qu'elle fut écrite dans les premiers temps qui
suivirent celte ordination. On doit, d'après.ce qui vient d'être
dit, en fixer la date à la fin de 403 , ou tout au plus au com-
mencement de 404. Les Bénédictins l'ont classée à 403, c'est
donc une a;;née au moins d'erreur, de la part de ces savants
religieux ; mais il n'en faut pas moins rendre hommage à leur
sagacité, qui les menait si près du but par de simples induc-
tions.

La lettre dont il est question fournit à l'histoire de l'Afrique,
sous la domination romaine , un fait qui mérite bien qu'on
s'y arrête un moment. Au nombre des clercs attachés à l'é-
glise d'Hippône , se trouvait un diacre , du nom de Lucillus,
que le nouvel évêque de Sétif voulut avoir auprès de lui; dé-
sir bien naturel, car ce Lucillus était son frère. Loin de se
laisser attendrir, Saint-Augustin répondit par un refus caté-
gorique, fondé sur la pénurie de son diocèse en sujets possé-
dant assez bien la langue latine pour les besoins du service
évangélique, tandis que le latin était, au contraire, d'un usage
universel dans le pays de Sétif. Celte assertion , tout étrange
qu'elle peut paraître au premier abord, n'est cependant pas
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