Annuaire de la Société Archéologique de la Province de Constantine — 4.1858/59 (1860)

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Afrique jusqu'à l'expiration de ses (rois années de comman-
dement (I).

Le ternie fatal approchant, très-vraisemblablement en 426,
Donifacc fut désigné pour un autre commandement provin-
cial (2). 11 voyait ainsi le but de son ambition s'éloigner, les
espérances qu'il fondait sur l'amitié de Placidie s'évanouir; sa
tète se monta, et pour la seconde fois il refusa l'obéissance.

On se tromperait fort si l'on croyait qu'un comte d'Afrique
exerçait une autorité générale, et qu'il lui suffisait de rompre
avec Rome pour se trouver le maître dans le pays de son
commandement. Le trône impérial n'était pas assez stable
■ pour déléguer de tels pouvoirs. A l'époque dont il s'agit,
les carrières n'étaient pas confondues comme dans les temps
antérieurs, et plus que jamais les fonctions étaient devenues
spéciales. Eu Afrique, un proconsul gouvernait la province
de Cartilage ; c'était la plus éminente autorité provinciale de
l'empire. Venait ensuite le Vicaire d'Afrique, ayant sous ses
ordres les gouverneurs des cinq autres provinces. Quant aux
fonctions du comte d'Afrique, qui ne marchait qu'en troi-
sième ligne dans l'ordre des dignités, elles consistaient dans
le commandement supérieur des troupes; en outre, il avait
sous ses ordres les commandements particuliers de la frontière,
mais seulement dans la partie centrale, ceux des ailes ayant

(1) Les comtes d'Afrique rem plaçaient, comme commandants des trou,
pes, les anciens légats propréteurs de Numidie,dont les fonctions duraient
trois ans.

(2; Boniface élant comte militaire et comte des domestiques , n'avait
plus au-dessus de lui que la dignité de maître des milices. Son mécon-
tentement prouve que celte dignité ne lui fut pas offerte. Cependant, an
dire de Saint-Augustin , un autre emploi était mis à sa disposition , et il
l'aurait accepté au lieu de tant se préoccuper de ce qu'on lui donnait ou
ne lui donnait pas, s'il eût toujours eu ses sentiments chrétiens d'autre-
fois.....Numquid coram Deo pôles negare quod in islam necessilalem

non pervenisscs, nisi bona sacculi hujus dilexisses, quae, lanquam ser-
vus Dei quem le anle noveramus, contemnere omnino et pro nihilo
habere debuisti; et oblata quidem sumere, ut cis ulercris ad pielalem,
non aulem negata vcl dclegala sic quaerere, ut propler Hla in istam
necessilalem perducereris .. Ainsi ce qu'on lui offrait ne peut être qu'un
autre emploi de comte militaire.

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