Annuaire de la Société Archéologique de la Province de Constantine — 4.1858/59 (1860)

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par les roues des voitures: les Arabes ont donné à cet endroit
le nom de Triq el Careta (Chemin de la voilure). Cette voie
n'était peut-être qu'un simple chemin d'exploitation ; les envi-
rons sont encore maintenant très-boisés et fournissaient,
sans doute, à la ville, des bois de toutes sortes, soit de cons-
truction, soit de chauffage. On y rencontre d'ailleurs, quan-
tité de carrières dont une, entre autres, en marbre rouge de
toute beauté. Un échantillon de ce marbre a été envoyé au
Musée de Constantine. Nous avons visité ces carrières : leur
exploitation par les Romains est incontestable

D'après ce qui précède, la position de Théveste était tout à
fait centrale et on ne peut plus favorable à un accroissement
rapide. Aussi, est-il plus que probable que cette cité, placée
entre les plaines de la Byzacène el les contrées montagneuses
et fertiles de la Numidie, avait atteint, dès la première moitié
du deuxième siècle, un haut degré de grandeur et de prospé-
rité. A celle époque déjà elle était, sans contredit, une des
villes les plus riches et les plus populeuses de l'Afrique ro-
maine.

Dans ce qui va suivre, nous allons entreprendre la descrip-
tion détaillée des principaux monuments dont les restes
existent encore dans l'antique Théveste. Cette étude nous
permettra de continuer l'historique de cette ville, sur laquelle
nous ne trouvons que peu de renseignements dans les écri-
vains de l'antiquité ; peut-être même, nous osons l'espérer,
servira-t-elle à jeter quelque lumière sur l'histoire générale
de l'Afrique sous les dominations Romaine, Vandale et By-
zantine.
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