Annuaire de la Société Archéologique de la Province de Constantine — 4.1858/59 (1860)

Seite: 46
DOI Artikel: 10.11588/diglit.9389.5
DOI Seite: 10.11588/diglit.9389#0058
Zitierlink: i
http://digi.ub.uni-heidelberg.de/diglit/annconstantine1860/0058
Lizenz: Creative Commons - Namensnennung - Weitergabe unter gleichen Bedingungen
facsimile
— 40 —

et des angles appartenant aux huttes arabes, dont l'intérieur
de ce monument était rempli au moment de l'occupation
française. Ces huttes ont élé démolies depuis, et le temple de
Minerve sert actuellement à la célébration du culte catholique.
C'est par suite dj celte démolition qu'on a pu reconnaître que
ces espèces de pilastres étaient bien de construction arabe et
non pas romaine ; en effet, aucune fondation ne les soutenait,
ils différaient entre eux sous le rapport de leurs dimensions
respectives, et ils étaient, en outre, disposés d'une manière
tout à fait irrégulière. Ces considérations, à elles seules, suf-
fisent pour prouver ce que nous avançons.

Nous avons de plus constaté que la Cella n'était nullement
ouverte dans le principe; un mur de 0m 80 d'épaisseur la sé-
parait du pronaos comme dans tous les autres temples du
même genre. Ce mur, il est vrai, a élé démoli ou est tombé
depuis de longues années peut-être, mais ses fondations sont
encore sur place, et il sulïit de les voir pour reconnaître qu'ils
sont d'origine romaine.

Les traits distinctifs que M. Lelronne a cru remarquer
n'existent donc pas, et le temple de Thévesle est en tout sem-
blable au temple de Cora, à l'ordre d'architecture près, qui
est corinthien dans le premier et dorique dans le second, sauf
encore quelques détails d'ornementation, comme nous le ver-
rons plus tard.

Outre les masures arabes qui sont dans l'intérieur, les
abordsdu temple en étaient également encombrés. Au moment
où nous écrivons ces lignes, on est occupé à faire disparaître
les dernières et, sous peu, ce beau monument sera complè-
tement dégagé des obstacles qui en avaient empêché en partie
l'exploration.

Le naos ou sanctuaire était placé à quatre mètres au-dessus
du terrain naturel, et on y arrivait par un escalier de vingt
marches.

Une porte, dans le style des attiques, faisait communi-
loading ...