Annuaire de la Société Archéologique de la Province de Constantine — 4.1858/59 (1860)

Seite: 80
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nous portait à faire cette hypothèse, c'est cet appui pris sur
fleux tours de la fortification : en effet, l'ensemble de ce bâti-
ment et de la partie de l'enceinte comprise entre ces deux
tours, constituait un véritable réduit intérieur dans la grande
citadelle, tout à fait indépendant de celle dernière. Dans le
cas d'une révolte de troupes, celle disposition était on ne
peut plus propice à procurer une défense momentanée, avec
un petit noyau de soldats restés fidèles.

Le voisinage de la porte Ain Chcla (Voyez pl. II), qui, peut-
être, était enclavée dans celle enceinte intérieure, pouvait
d'ailleurs favoriser, soit l'entrée dans la place d'un corps de
secours, soit la retraite dans certains cas extrêmes. D'après
Procope el les autres historiens contemporains, les insurrec-
tions n'étaient que trop fréquentes dans les armées byzantines,
à celle époque de faiblesse cl de barbarie; il nous paraît donc
très-rationnel de penser que les ingénieurs d'alors aient cher-
ché, autant que possible, à se prémunir contre ce danger
permanent par le tracé même des forteresses qu'ils étaient
appelés à construire.

Beaucoup d'autres monuments soit publics , soit privés,
devaient orner l'antique Théveste; leurs traces mêmes ont
disparu, el certes, les occupations byzantine et arabe ont été
pour une large part dans cette œuvre de destruction. Parmi
eux nous citerons en première ligne le théâtre, dont l'exis-
tence nous est révélée par l'inscription suivante (L. Rénicr,
n° 3,094) :

VI INGRESSVS THEATRI
CTE CVSTODIAM LOCI IVSSE
RVNT

Nous ne dirons qu'un mol des fragments de corniche, des
fûts de colonnes, et surtout des nombreux chapiteaux, la
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