Annuaire de la Société Archéologique de la Province de Constantine — 4.1858/59 (1860)

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Victoria filia palri carissimo posuit. « Aux mânes de Lueiiis
Sacricius. Il a vécu SI ans. Sa fille Victoria a élevé ce monu-
ment à son père chéri. » C'est à 6<> mètres des jardins de Bki-
rat, rive droite du Roumel, que j'ai aperçu celte épilaphe sur
un caisson de calcaire à demi enterré. J'ai trouvé aussi, au
milieu du pavage extérieur de la maison mauresque qui est
noyée dans la verdure de cette oasis, un morceau de marbre
blanc sur lequel on lit, en trois lignes : l'OLLICI —CASPP—
CVNIA.

Presque tous les rochers environnants portent des épitaphes,
mais la nature poreuse de la pierre s'est opposée à leur con-
servation. La seule que j'aie pu déchiffrer porte ces mois :

N° 85.

Q CECI
LIA SA
TRM
VA-L-HS

A cette liste, qui a déjà une certaine étendue, j'ajouterai
plusieurs documents lapidaires que j'ai relevés aux Beni-Ziad,
d'après les indications de M. Zagrewski. On donne le nom de
Beni-Ziad à une population cantonnée dans les nombreux jar-
dins qui garnissent les pentes d'un coteau adhérent au sys-
tème montagneux du Chellaba (Aquartillae, selon M. Léon
Henier) (d). En avant des jardins , sur une petite esplanade,
se dressent les murs du castellum qui veillait à la sécurité des
colons romains. J'ai parcouru cette contrée, au mois d'oc-
tobre dernier, en compagnie de M. Ginsburg, l'un des mem-
bres les plus savants de notre Société. En moins d'une jour-
née, en visitant seulement quelques-uns des jardins qui doi-
veni leur existence à une source abon danie sortie du rocher

(1) Voir le Recueil des inscripl. rem de l'Algérie, p. 281.
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