Annuaire de la Société Archéologique de la Province de Constantine — 5.1860/61

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particulièrement une série de calques et de plusieurs exem-
plaires d'estampages, de manière à me mettre en mesure de
donner aux analyses une base aussi assurée que possible.

Les textes qui m'ont paru, à l'aide de ces instruments,
susceptibles de lecture sont au nombre de dix-neuf; des co-
pies, les unes réduites, les autres de grandeur réelle, en
sont présentées aux planches I à IX.

Il est reconnu par toutes les personnes qui s'occupent
sérieusement de ces travaux, que la langue phénicienne
proprement dite était, à de très-légères modifications près,
semblable à la langue hébraïque ; c'est une acquisition fon-
damentale qu'une critique superficielle peut seule mettre en
doute. Les lettres particulièrement sont absolument identi-
ques en valeur. Il est donc rationnel et naturel, en thèse
générale, de rendre les lettres phéniciennes par des lettres
hébraïques. Mais, pour la plupart des archéologues de l'Al-
gérie, ce procédé offre une difficulté préliminaire, celle de
l'ignorance de la valeur des caractères hébreux : quoique
faible en apparence, cet obstacle, j'en suis convaincu, est
cependant un motif d'éloignement pour beaucoup de per-

M. le maire de Constantine a Lien voulu, il est vrai, me l'aire adresser les
estampages de quatre autres des inscriptions dont il s'agit; mais ces estam-
pages, tirés par une main peu exercée, sur un papier peu convenable, sont
loin d'être aussi nets que ceux, de M. Cherbonneau et me laissent dans l'esprit
plusieurs incertitudes que le dévoué et habile secrétaire de la Société
archéologique aurait certainement dissipées, s'il eût eu une suffisante lati-
tude. En effet, jusqu'alors, non content de reproduire par la brosse ces
légendes maltraitées par le temps, il a passé maintes journées à les dessiner,
afin de me transmettre un nouveau moyen de contrôle, et j'ai dû à ces fac-
similé plusieurs indications que l'estampage n'exprimait pas assez claire-
ment. Je puis dire que, pendant une opération qui a duré près de quinze
moi?, il s'est, à chacun de mes doutes, avec autant de perspicacité que
d'ardeur, constitué mon œil, mon regard, en face de ces pierres soustraites
à mon observation directe, et il m'a ainsi permis de les étudier à dislance
avec presque autant de facilité qu'il m'eût été donné de le faire sur les lieux
mêmes. J'espère que les amis de la science lui en sauront gré autant que
moi.
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