Annuaire de la Société Archéologique de la Province de Constantine — 5.1860/61

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catégorie, ou des nos III, etc., et de la fin du n°II, n'est qu'une
dégradation de celui de la première catégorie, ou du n° I et
de la majeure partie du n° IL J'aurais voulu reproduire ici
complètement, en regard l'un de l'autre, ces deux alphabets
avec leurs équivalents en arabe et en hébreu; mais cela eût
nécessité la confection d'un tableau compliqué que je ne me
crois pas autorisé à ajouter à ce mémoire déjà fort étendu.
Je prie donc les lecteurs qui voudront approfondir ce sujet
de se reporter à la planche première de mon Étude démons-
trative de la langue phénicienne, en regreltant de n'y avoir
point séparé les deux catégories, et en faisant observer, à
titre de correction, qu'on doit transporter au hé la /ie figure
(de gauche à droite) de la seconde ligne de khet, figure qui
ressemble à un R retourné. Je suppléerai ici à l'absence du
tableau par les remarques suivantes :

1° Plusieurs lettres, kaph, a'in, qoph, restent semblables
sur les uns et les autres de nos monuments. Il en est de
même pour tous les monuments jusqu'à présent connus, à
part quelques nuances de calligraphie qu'on rencontre dans
les alphabets antiques de toutes les langues. J'en dois dire
autant du ghimel et du theth qui ne se trouvent ici que sur
les pierres de la seconde catégorie, ainsi que du tsadé qui
ne se montre sur aucun de nos monuments.

2° D'autres caractères, aleph, khet, iod, mem et sin ou
schin, sont exclusivement différents. Cela est constant pour
khet et sin, en sorte que la présence de l'une de ces formes
entraîne nécessairement celle de l'autre. On pourrait s'ex-
primer de même à l'égard de Y aleph et du mem, si, dans
deux classes de médailles d'Ebusus, aujourd'hui Iviça, dont
la légende est Ebusiens ou habitants de l'île de Bes1,

on ne voyait, dans ce cas, Y aleph et le mem, semblables à

1 Voy. Revue archéologique, 2e sem. 1859, p. 647-660, mon mémoire
Sur quelques médailles puniques d'îles de la Méditerranée.
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