Annuaire de la Société Archéologique de la Province de Constantine — 5.1860/61

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k° v (p. 5, pl. II).

Dorénavant je traduirai en latin, afin de suivre plus faci-
lement les tours de phrases originaux. Voici donc, je crois,
le sens de cette courte inscription :

Og benedixit
Ogilego.

Au premier abord, on pourrait penser que la première
ligne ne forme, comme la seconde, qu'un nom d'homme, le
nom de celui qui aurait élevé le monument à la mémoire
du personnage énoncé dans la deuxième ligne. L'épigra-
phie latine offre souvent des exemples d'une pareille sim-
plicité et d'une formule analogue. ,']Vlais un nom propre
ainsi composé, c'est-à-dire au moyen de Aj, benedixit,
sans nom de divinité, serait anormal. L'interprétation que
je propose est, au contraire, aussi régulière et naturelle
que simple.

Og répond au nom fameux du roi de Batanée, dans la
Bible, car c'est un fait bien constaté dans l'écriture phéni-
cienne que la suppression ordinaire du vau dans la condi-
tion où se trouve celui qui forme la seconde lettre du nom

biblique dJ^c

Benedixit est pris dans une des acceptions fréquentes du
verbe hébreu faire des vœux, des prières en faveur de quel-
qu'un, saluer, dans le sens de ave ou have adressé souvent
aux défunts dans les épitaphes latines. Notre texte doit, par
conséquent, s'entendre ainsi : Og dixit have Ogilego. On
rencontre en latin benedicere dans cette première ligne d'un
monument funéraire mentionné, d'après Muratori, dans
Bonada, Carmina ex antiq. lapidibus, t. II, p. 133 : « Oroo
(sic) mémorial Atiliœ, L. F. PomptiMœ benedictœ M. S. P. »
L'usage de cette expression comme locution sépulcrale dans
les dialectes sémitiques est prouvé par le début de l'épi-

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