Annuaire de la Société Archéologique de la Province de Constantine — 5.1860/61

Seite: 25
DOI Artikel: 10.11588/diglit.9386.3
DOI Seite: 10.11588/diglit.9386#0039
Zitierlink: i
http://digi.ub.uni-heidelberg.de/diglit/annconstantine1861/0039
Lizenz: Creative Commons - Namensnennung - Weitergabe unter gleichen Bedingungen
facsimile
— 25 —

1 ! LsA«i (J-*-5 ^s-J

Il n'apparaît, à la fin de la seconde ligne, trace d'aucune
autre lettre, et, vu que, s'il y avait une suite, ce ne pourrait
être que ^ au moins, le prolongement qui en résulte-
rait amènerait dans le placement de cette ligne assez soi-
gnée un disgracieux défaut de symétrie qu'il est impossible
d'admettre : je suis clone convaincu que le texte n'allait pas
au-delà et que la ligne doit être traduite ainsi : « Au seigneur
Baal, en exécution de ce que j'ai entendu, » c'est-à-dire :
ainsi qu'ilm'a été prescrit ou demandé, exprœcepto, comme
on lit souvent dans les épitaplies latines. Ce fait attache
donc une grande probabilité à l'exactitude de la leçon
dans la seconde inscription de Vieil Ârzew, leçon
qui, conforme à un hébraïsme bien connu, signifierait au
propre : «J'ai obéi, j'ai prononcé V imprécation, » pour : «En
obéissant, j'ai prononcé l'imprécation. »

Mais un argument, à mon avis, péremptoiré, ressort de la
variante Ji Vu que cette leçon a, par conséquent, une

importance capitale; que d'ailleurs l'inscription dont elle
fait partie appartient à la province de Constantine, puisque
la pierre qui la porte et que j'ai entre les mains vient de
Guelma ; que cette inscription offre un spécimen d'une
classe d'épigraphes à teneur spéciale, propre à Guelma;
que j'ai à modifier un peu la version que j'en ai donnée ail-
leurs ; qu'enfin elle contient d'autres expressions qui en

1 Dans mes Nouvelles études, etc., p. 3G, j'ai rendu ce dernier groupe par
Lsju^S"; mais l'orthographe en est si bien caractérisée sur le monument, que
l'on a dû comprendre, je ne puis en douter, que ma transcription était le
résultat d'une inadvertance; la lecture est trop évidente pour que j'eusse pu
m'y tromper, si mon attention n'eût été préoccupée, je ne crains pas de l'af-
firmer.
loading ...