Annuaire de la Société Archéologique de la Province de Constantine — 5.1860/61

Seite: 30
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Il me reste encore à expliquer deux expressions de notre
inscription, et ce sont celles qui, ainsi que je l'ai annoncé,
me paraissent proclamer irrécusablement le caractère fu-
néraire du monument.
D'abord, au commencement de la seconde ligne : ^
Ces mots se rattachent à une formule qui commence
un grand nombre d'inscriptions, et concourt à en constituer
une classe spéciale dans laquelle entrent particulièrement
celles d'Enchir aïn Hechma dont j'ai déjà parlé. Ils pré-
sentent des variantes, d'une part, d'orthographe, d'une
autre part, de position respective; ainsi, sous ce double
rapport, on trouve : ib ^jA bl>, ^ b&, UX, <ui>,
\ Lx*£, ^y-0 L^*-^ ; 2° tii 1, LxxL , }, ^j^0

; 3° jUis seul.

Le radical du second mot dans la première catégorie et
du premier mot dans la dernière catégorie, est certaine-'
mental, pierre. L'autre mot a été diversement interprété,
mais toujours dans un sens en rapport avec celui de pierre,
c'est-à-dire de pierre sépulcrale, qui s'attache au corrélatif.
Pour moi, le radical est l'hébreu signifiant oneravit,
onus imposuit, d'où, dans les dialectes targumique et tal-
mudique, les dérivés jj»*^, jj>^, LsJs, analogues à
plusieurs de nos variantes. Les deux mots me paraissent
donc signifier dans la première catégorie onus ou impositio
lapidis ; dans la seconde, lapis oneris ou impositionis. Dans

tieuse peut-être en de pareils textes. Mais il est, à mon avis, impossible d'ad-
mettre le reste de l'interprétation et, par suite, cette première leçon même.
D'abord, nulle part on ne reconnaît un isadé là où M. Lévy en impose un pour
former au lieu de j-^^i pagus. En second lieu, cette dénomination
ne conviendrait point à une ancienne colonie aussi florissante que paraît
l'avoir été Calama. Enfin, et ceci est péremptoire, l'explication ne s'adapte
nullement à l'inscription avec des formes plurielles dont je viens de parler :
or, toutes les variantes de la formule sont solidaires.
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