Annuaire de la Société Archéologique de la Province de Constantine — 5.1860/61

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XVII ; nous en retrouverons bientôt un autre au n° il. Tout
le monde, dans ce cas, rend le mot par Seigneur. Mais
Tanit reçoit communément le titre prépositif maî-
tresse, qui est corrélatif. Dans notre épigraphe, comme
^Ac ----- peut aussi représenter le mot hébreu homo-
gramme qui signifie base, colonne, appui, soutien, j'ai cru
que ce sens devait être préféré, d'un côté, parce que, dans
le sens seigneur, maître, il ne se trouve en hébreu qu'au
masculin, d'un autre côté, parce que le titre prépositif de
Baal étant bouclier, protecteur, il m'a semblé que celui de
la déesse associée doit être corrélatif et que le sens colonne,
appui, remplit beaucoup mieux cette condition. MM. Ewald
et Lévy jugent que peut s'appliquer aussi, dans le sens
Domina, à une déesse. Je ne contesterai pas ce point, en
principe, à de tels maîtres, mais, pour le cas particulier
dont nous nous occupons et où le titre prépositif de Baal est
indubitablement, comme je l'ai dit, bouclier ou pro-

tecteur, je persiste à penser que, pour le parallélisme, qui
était probablement aussi familier aux Phéniciens qu'aux
Hébreux, le sens analogue colonne, appui, soutien, pour
j^i, est de beaucoup préférable. Mais cela ne fait rien à la
teneur générale du contexte.

La restitution de la locution L*i>, face de Baal, a en-
traîné la modification de la manière dont le reste de l'ins-
cription a été traduit. D'après le dessin qui a été donné
dans la Revue Archéologique, M. Lévy a lu, pour premier
mot de cette suite, J^&r et partant de celte donnée, il a
conçu la seconde partie de l'inscription de cette manière :

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