Annuaire de la Société Archéologique de la Province de Constantine — 5.1860/61

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« .... Pour l'accomplissement par moi
de ce que j'ai voué, moi Hanno Bomelkarth. »

La transcription d'un qoph au lieu d'un tau, à la fin de la
quatrième ligne, et celle d'un resch au lieu d'un phé au
commencement de la dernière ligne, sont matériellement
incompatibles avec la gravure, ainsi que je m'en suis con-
vaincu par un nouvel examen du second estampage que
j'ai entre les mains. Ce nouvel examen m'a en même temps
fait reconnaître que la cinquième lettre de la troisième ligne
et la première lettre de la quatrième ligne n'avaient pas été
rendues avec une complète exactitude; cela m'a déterminé
à donner ici un nouveau fac-similé tracé, nonobstant une
légère réduction, avec le plus grand soin. D'après cet exem-
plaire, la cinquième lettre de la troisième ligne est un tau,
et, pour la première lettre de la ligne suivante, la vraisem-
blance la plus grande est pour un iod, ainsi que M. Ewald
l'a pensé. Ces considérations et ces rectifications ont amené
la nouvelle traduction à laquelle je me suis arrêté.

^*lc se rattache, selon moi, à C-^-k , que l'on trouve
dans la Bible, Ps. XLVIÎI, v. 15 , et dont la traduction con-
troversée paraît à Gesenius devoir être de préférence Usque
ad mortem, selon la leçon de plusieurs manuscrits, ^uy J-c
Dans notre texte, le sens serait : Pour ma mort, pour l'é-
poque de ma mort, m diem meum (ou suum) , de quelques
épitaplies latines, et il répondrait particulièrement à ce vers
commodien de l'épitaphe du Constantinien Prœcilius : Ti-
tulos quos legis viuus meœ môrti paravi. D'autres auteurs,
dans le verset psalmique ci-dessus, ont lu sans séparation
O^is , équivalant à JLs , et ils ont traduit par œtemitas,

c'est-à-dire, suivant la nécessité du contexte, in perpetuum.
Cette version pourrait aussi s'adapter à notre inscription,
où l'on dirait alors : Protectori Baali,misericordi, et adju-
trici Tanit, faciei Baalis. in œternitatem meamJwc moni-
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