Annuaire de la Société Archéologique de la Province de Constantine — 5.1860/61

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magna rapportées dans mon Étude démonstrative, etc. G'est
ici qu'on voit un hé de basse époque. Je n'aurais pas admis
cette forme au milieu de lettres d'époque ancienne , si,
comme je l'ai dit, on ne devait pas aussi reconnaître deux
schin dans la même condition, savoir à la première et à la
troisième ligne.

Nous trouvons à la troisième ligne les groupes % çUj3',
que je rends par ncenias cantavi. me paraît un nom
masculin au pluriel dérivé de JjI , lugere, ou d'une même
racine que l'arabe afflictio, et l'équivalent pbénicien du
féminin hébreu w^Lj', Is., x, 25, que l'on rend souvent par
consumptio, mais que d'autres préfèrent traduire par afflic-
tio. qui vient après, me semble appuyer cette acception,
car ce groupe me paraît ne pouvoir se rattacber qu'à JJb ,
ejulavit, ululavit, luxit, iamentatus est, qui serait ici dans
un sens transitif. La Bible nous offre deux grands exemples
de lamentations funèbres prononcées ou chantées par Da-
vid, savoir : IL Samuel, i, v. 17 à 27, à l'occasion de la mort
de Saùl et de Jonathan, et, ibid., m, v. 33 et 3i, lors de la
mort d'Abner; un autre, II. Parai., xxxv, 25, par Jérémie,
en l'honneur du roi Josias. Élien, Var. hist,, 1. XII, dit des
Libyens en particulier qu'ils célébraient par des hymnes la
mort de ceux qui avaient succombé à la guerre ou dans une
chasse contre des éléphants. L'inscription bilingue (libyque
et phénicienne) de Tugga contient, selon la traduction que
j'en ai donnée, la mention spéciale des personnages qui ont
fait graver ou qui ont gravé l epitaphe. Cependant j'avoue
que je conserve du doute sur mon interprétation.

Dans la locution % Ls£>, qui termine la troisième ligne
et commence la dernière, les personnes qui traduisent : îl
a entendu ma voix ou il a entendu sa voix, regardent
comme la particule qui, en hébreu, marque souvent le ré-
gime direct d'un verbe, lequel ici serait bîi , ma voix ou sa
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