Annuaire de la Société Archéologique de la Province de Constantine — 5.1860/61

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cium. En effet, ce n'est point en réalité la victime que la
bénédiction doit saisir : ce sont, sous des conditions implici-
tement entendues, les personnes qui offrent cette victime
et doivent participer au repas dont elle formera la subs-
tance; ici donc bénir c'est, comme sur nos monuments,
consacrer ; or, je le répète, JJi> est solidaire de ; ce
qui est dit de l'un convient à l'autre.

Au commencement de la partie gravée en caractères de
basse époque, à la fin du premier groupe, existe une petite
figure pour la détermination de laquelle il y a peut-être à
hésiter entre un vau et un iod. Le contexte me porte à pré-
férer le vau. En effet, les deux autres lettres du groupe me
paraissent former le substantif employé par Daniel,
xi, 17, dans le sens de rejeton, et au féminin i^, dans le
même sens % au Psaume LXXX, v. 16. Le vau est suffixe et
représente le pronom de la 3e pers. sing. masc. en rapport
indirect ; en d'autres termes, le groupe, en s'en tenant
d'abord à l'hébreu, signifie upropago ejus, scilicet Balitho-
nis ». C'est, avec les deux groupes suivants fournissant le
nom et le surnom de ce rejeton, le sujet des verbes -fô L*&.
Mais, au. moyen de l'arabe, on peut préciser le degré de la

parenté, car, en cette langue, ^signifie nurus, uxor filii,
en français bru ou belle-fille. On peut donc admettre que,
dans notre inscription, le masculin signifie gendre 2.

1 II y a controverse sur la signification de ce mot dans le passage des
psaumes précité; la version que j'adopte après de doctes hébraïsants est
fondée sur le parallélisme de ce mot avec ben, fils, dans le même verset,
parallélisme dont on a dans la Bible des exemples si fréquents et souvent
si utiles pour l'exacte intelligence du texte; d'ailleurs, elle continue très-
logiquement la proposition commencée dans le verset précédent.

2 11 importe de faire remarquer que, si l'on reconnaît, à la fin de ce mot,
un vau, signe du pron. de la 3e pers., s. m. en régime, c'est une nouvelle
preuve que le même rôle ne peut appartenir à Yaleph. — Dans une épitaphe
latine de Tlemcen, L. Renier, p. 459, n° 3,783, on lit : .... Cui gêner et ne-
potes fecerunt domum œternalem...
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