Annuaire de la Société Archéologique de la Province de Constantine — 5.1860/61

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Le dernier groupe de notre inscription de Constantine,
fe»-, s'est déjà présenté dans l'épigraphe n° I, où je l'ai
considéré comme nom d'homme. Mais, dans notre dernier
texte, nous venons de voir déjà un nom propre ; c'est donc
un surnom. Les auteurs anciens nous font, en effet, savoir
que plusieurs Carthaginois ont porté deux noms, et des
monuments lapidaires et numismatiques écrite en latin con-
firment cette notion. Nous pouvons donc, sans crainte d'op-
position, admettre ici aussi un surnom *.

La double circonstance qu'une partie de la dernière ligne
est exclusivement en lettres de basse époque, tandis que le
reste de l'inscription est, à l'exception de trois lettres seu-
lement, en caractères des hauts temps, et que cette termi-
naison de la dernière ligne constitue le sujet complexe de

1 Le sens le mieux approprié au contexte serait celui de l'appellatif héri-
tier; on aurait ainsi pour le premier cas, c'est-à-dire pour notre inscription
n° I : Delegatus est hœres pro complemento sculpturce, et pour le second
cas, ou l'inscription dont il s'agit ici : Gêner ejus Namphamo hœres.

Dans le premier cas en particulier, le verbe serait au futur pour le sens
comme pour la forme grammaticale, et la locution serait analogue à cette
clause d'une épitaphe latine rapportée par M. Léon Renier, Rev. arch.,
8e année : Hœres annos annotabit, v. a... Ici, ce sont les années de la vie du
défunt que l'on aurait dû ajouter ; dans notre texte, c'est l'acte de la consé-
cration du monument que l'on aurait dû mentionner, et, pour surcroît de
similitude, dans le dernier cas pas plus que dansfautre, la condition n'aurait
été remplie. Dans l'inscription de Constantine n° II, au contraire, se trouverait
signalée l'exécution de la volonté ou du désir du testateur.

En hébreu, ^y-=^ a, entre autres, cette signification : donavit, gratificatus
est, gratiosè largitus est. On concevrait logiquement que de cette acception
eût découlé le sens héritier, celui à qui une donation aurait été faite., de
même qu'en grec, de didômi, je donne, est tiré dosis, signifiant quelquefois
testament. Le second mm du thème tombe dans plusieurs dérivés. D'un
autre côté, l'on rattache à inclinant, flexit se, propensus, pro -

pitius fuit, et, en arabe, le correspondant est bsv. On pourrait donc saisir
une liaison d'idées. Mais, au point de vue grammatical, dans les conditions
rigoureuses de l'idiome hébraïque, l'analogie échappe, et je ne serai pas assez
téméraire pour prendre sur moi à cet égard la proposition d'une conjecture
quelconque.
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