Annuaire de la Société Archéologique de la Province de Constantine — 5.1860/61

Seite: 56
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verbes placés dans la partie précédente, cette circonstance,
dis-je, prouve, d'une part, que la seconde partie a été
gravée postérieurement à la première, et que la première
partie, finissant par la variante formulaire
sans sujet, étant par conséquent incomplète, avait été
préparée pendant la vie de la personne à qui le monu-
ment était destiné pour être, après la mort de cette per-
sonne, complétée par un parent, un héritier, etc. Cela ex-
plique pourquoi, dans plusieurs exemples, nous avons
remarqué que la formule dont il s'agit n'avait pas de sujet :
c'est que le complément n'a pas été effectué, la partie ré-
servée à cet effet est restée en blanc, comme le dit M. Léon
Renier à l'occasion d'épitaphes latines présentant un fait
analogue, Revue Archéol., 8e année, 1851, p. 21 du tirage à
part. En tout état de cause, on ne saisit dans cette addition
à terme aucun rapport avec une inscription purement vo-
tive.

CONCLUSION TOUCHANT LES TEXTES.

De tout ce qui précède, je crois donc pouvoir définitive-
ment conclure que les parties formulaires caractérisées par
une dédicace, à Tanit et à Baal, ou à Baal et à Tanit, par le
mot jJ-j, et par la locution, quelle qu'en soit la variante,

dont les thèmes sont >±J rj JJi £*-^> que ces parties formu-
laires, dis-je, peuvent appartenir, et, lorsque la dernière
locution est employée, appartiennent nécessairement à des
inscriptions funéraires.

Les Phéniciens et, par suite, les habitants de l'Afrique qui
avaient adopté la théologie carthaginoise, paraissent n'avoir
point pratiqué le culte des Mânes : leurs tombeaux étaient
mis sous la protection de leurs principales divinités. Nous
voyons a Carthage Tanit et Baal, à Constantine, une fois
Baal et Tanit, ordinairement Baal seul. Chez les Romains
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