Annuaire de la Société Archéologique de la Province de Constantine — 5.1860/61

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A l'inscription du couvercle correspondait donc li^> %, à
celle de la cuve ^S. » J'ai dit plus haut pourquoi ce der-
nier terme pouvait suffire. On trouve aussi des épitaplies
latines contenant textuellement des menaces ou des paroles
favorables ; mais là aussi, et pour le même motif, les mena-
ces sont beaucoup plus fréquentes; une citation me suf-
fira : « Qui hanc aram sustulerit, mânes iratôs habeat! »
Quant à la bénédiction, je me bornerai pareillement à cet
unique exemple, emprunté à Aide Manuce, Orthogr. ratio,
page 677 : « Bene valcas, religiose qui hoc legis ! »

Arrivé ainsi au terme de l'explication des textes, je dois
un moment revenir au point de départ, c'est-à-dire à l'ins-
cription bilingue de Malte. J'ai dit que la formule terminale
est lue ainsi : S^j Ji *~t>z£. Le dernier mot est un verbe

au futur; dès lors, dans ma manière de voir, il semble que
l'on serait forcé de traduire, en attribuant le sujet de la
phrase aux deux consécrateurs : « D'après ce qui a été en-
tendu, ils ont maudit,ils béniront,» ce qui n'aurait plus
aucun sens. J'ai pensé, avec plusieurs autres auteurs, que
la lettre regardée comme un iod est un hé; j'ai alors lu et
traduit : Syjs> Ji ils ont maudit ou béni, en rap-

portant l'alternative aux conditions opposées de profanation
ou de respect du monument. On s'est vivement récrié sur ce
que le hé n'a pas en hébreu, au mode direct ou positif, la
valeur distinctive que je lui prête ici; mais il la possède au
mode interrogatif. J'ai demandé s'il y a, de l'interrogatif au
positif, une telle distance qu'on ne soit autorisé à admettre
qu'une particule n'ayant le sens distinctif que pour un cas
dans un dialecte, puisse le revendiquer pour l'autre cas
dans un dialecte très-voisin, lorsqu'il est constant que cer-
tains mots ou certaines formes n'existent exclusivement que
dans un seul dialecte de la famille sémitique : cela ne m'a
point paru soutenable. Aujourd'hui, je puis m'enquérir s'il
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