Annuaire de la Société Archéologique de la Province de Constantine — 5.1860/61

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rapprochements; c'est sur les monuments figurés de l'A-
frique même que je me bornerai à chercher des éclaircisse-
ments.

La planche XI nous le fournit. On voit au n° 23, au-
dessous de l'extrémité supérieure et pointue de la pierre,
une base triangulaire qu'un petit espace occupé par les
têtes opposées de deux oiseaux sépare du croissant de la
lune, surmonté d'un petit, cercle et d'une autre image as-
trale convertie en rosace. Au n° 2U, le croissant repose
immédiatement sur le sommet du triangle, et un cercle est
tracé au foyer de sa courbure ouverte en haut. On com-
prend facilement, à cet aspect, que l'image résultant de ces
trois éléments s'est transformée en figure humaine, telle
que celle que nous étudions et qui est reproduite, aux re-
vers des médailles, par la métamorphose des cornes du
croissant en bras et l'adhésion immédiate du cercle supé-
rieur pour imiter la tête. Ainsi cette nouvelle figure, résul-
tant de la combinaison de trois éléments, paraît une triade
ou trinité voilée sous l'image d'une personne unique.

De ces éléments, deux, le disque et le croissant, ont été
déjà examinés ; il y a lieu d'étudier ici la base triangulaire.
Le caractère de cette figure, comme élément propre, res-
sort non-seulement du n° 23 de la planche XI, mais aussi
du n" 25. On en voit une preuve plus directe encore dans
le Cahier d'avril 1857 de la Bévue africaine, p. 259, n° 7,
où on lit : « ....Pierre conique où est gravée cette épitaphe
dans un cadre carré au-dessous d'un croissant. » L'inscrip-
tion est, en effet, évidemment mortuaire. Il en résulte que
la forme de la pierre elle-même et, par suite, de la figure
dont nous nous occupons, a une signification funéraire, et
cela s'accorde avec cette remarque de Lajard , Recherches
sur le culte de Vénus, p. 71, note 1 : « Le cône, comme le
phallus chez les Grecs et chez les Romains, avait parfois un
sens funéraire. »
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