Annuaire de la Société Archéologique de la Province de Constantine — 5.1860/61

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dans le sens que je viens d'indiquer, n'impliqueraient pas
nécessairement que le monument ne pût avoir été sépul-
cral *. Mais ce sens n'est pas hors de contestation. En fait,
iî est certain que les sigles v. s. l. m se montrent sur des
pierres tombales ; aussi leur a-t-on cherché, pour ce cas
particulier, une signification différente de celle qui vient
d'être énoncée, par exemple : Vivus sibi legavit monumen-
tum, ou viva, etc., ce qui pourrait être le cas de notre épi-
graphe 2. Cependant il y a une autre particularité , c'est
une date. Les inscriptions votives ou simplement dédica-
toires sont presque toujours datées, ordinairement, à la vé-
rité, plus complètement que sur notre pierre, puisqu'on
ajoute l'indication des consuls éponymes ; mais ce soin est
quelquefois omis. D'un autre côté, il y a un genre d'épi-
taphes qui se distinguent aussi parla mention d'une date,
parce qu'on tenait à la commémoration anniversaire du
mort: ce sont les épitaphes chrétiennes3. Je suis porté à

1 Le bélier sculpté sur cette pierre et sur la signification duquel Hamaker
s'est tant égaré, peut concourir à l'expression funéraire ; on le voit
souvent en effet dans ce rôle , notamment Archëol. de M. de la Mare,
pl. LXXXVI, n° 7.

8 ii parait y avoir eu en effet du doute à Leyde même sur la signification
de ces sigles dans l'inscription en question, car Hamaker, Misceilanea,
p. 117, dit à ce sujet : « Nec multum de potestate compendiorum v. s. l.
m. laboramus. » On peut aussi donner le sens vivus sibi legavit aux sigles
v. s. l. d'une très-courte inscription latine rapportée dans l'Annuaire de
1-85G-1857, p. 145, n° .">, laquelle est surmontée d'un croissant : ce monu-
ment paraît plutôt funéraire que votif.

' Ce caractère est si bien reconnu, que Bonada, dans ses Carmina ex antiq.
lapid., iî, p. 483 et 484, cite comme une particularité exceptionnelle une
épitaphe païenne présentant aussi la date de dépôt du mort; il s'exprime
ainsi : « In ethnicorum titulis quanquam pacis, refrigerii, Christi, Spiritus
sancti mentio nusquam fiât, depositionis tamen, secus ac Mabillonius (De
cullu sanct. ignot., num. vi) senserat, vestigium occurrit aliquod, ut in hoc
epigrammate apud Vignolium (De Column. Traj., p.331) : oppiae c. l. ||

theanonis || ossa. hic || svnt. sita. ad || vii. k. i\l. || gn. lent. m. cras. cos.

Etenim Gnei Lentuli et M. Grassi Auguris consulatus ad annum pertinet
y. c. 740, ante Christum natum fere 15. »
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