Annuaire de la Société Archéologique de la Province de Constantine — 5.1860/61

Seite: 82
DOI Artikel: 10.11588/diglit.9386.3
DOI Seite: 10.11588/diglit.9386#0096
Zitierlink: i
http://digi.ub.uni-heidelberg.de/diglit/annconstantine1861/0096
Lizenz: Creative Commons - Namensnennung - Weitergabe unter gleichen Bedingungen
facsimile
rathus, en Phénieie. » Or, plusieurs stèles de la nature de
celles dont nous nous occupons avaient aussi en Afrique
des phallus ; après avoir décrit plusieurs de ces stèles,
Revue africaine, décembre 1859, p. 110-112, M. Berbrugger
ajoute : « Il existe encore plusieurs autres monuments de
ce genre au Vieil Arzeu, dans la maison romaine qui y sert
de musée. Il y en a où l'on voit des phallus. » La main
droite, sur quelques-uns de nos monuments, peut donc,,
comme dans le collier de la statue d'enfant, remplir le
même rôle que le phallus, un rôle de phylactère, et, sur ces
monuments, ce ne peut être dans un sens votif, ce ne doit
être que dans le sens funéraire. En tout état de cause, tel
seulement peut être l'office du phallus lui-même sur les
stèles de Vieil Arzeu analogues à celles de la même localité
auxquelles j'ai emprunté deux des inscriptions numidico-
puniques qui ont été précédemment étudiées a l'occasion
de celles de Gonstantine. Mais l'emploi phylactérique de la
main droite levée n'est qu'un effet secondaire ; il découle
d'une circonstance plus sérieuse. La main jouait un rôle
particulier dans la consécration des monuments ; on lit, en
effet, dans Cicéron , Leg. iï, 11 : Bene vero quod Mens,
Pietas, Virtus, Fides consecratur manu, quarum omnium
Romœ dedicata publiée templa sunt ; et dans Ovide, Fast.
i, 610 : Templa sacerdotum rite dicata manu.

Une des conditions de la consécration devait être la pro-
nonciation des paroles de bénédiction et de malédiction,
afin d'assurer par un sceau religieux la destination du mo-
nument. On a dans la Bible un grand exemple de pareille
cérémonie : c'est la dédicace du temple de Jérusalem par
Salomon. Le roi, en présence de son peuple, adresse à Dieu
une prière conditionnelle de bénédiction; il ne pouvait, dans
une telle circonstance, y ajouter les imprécations; mais
Dieu, la nuit suivante, complète la condition en déclarant â
Salomon, clans une apparition, qu'il a entendu sa prière cl
loading ...