Annuaire de la Société Archéologique de la Province de Constantine — 5.1860/61

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mentelles de bénédiction et de malédiction. A raison de la
réunion des deux mains , ce peut être exclusivement ou
principalement une allusion à une imprécation; tandis que,
sur les monuments africains, où la main droite ou de bon
augure est seule figurée, on a jugé préférable de ne faire
allusion qu'à la bénédiction ; mais la malédiction est sous-
entendue, comme la bénédiction elle-même dans les textes
où se trouve seulement le verbe signifiant maudire.

Ainsi l'étude des ornements conduit, si je ne me trompe,
à la même conclusion que l'étude des textes.

Examinons maintenant les circonstances ambiantes.

Ici nous sommes privé de l'observation directe. Nous ne
possédons que les renseignements fournis par les personnes
qui ont découvert les monuments, et souvent ces personnes
ont malheureusement négligé ce point de vue si important.
Cependant je crois que nous pourrons encore par cette voie
arriver à une appréciation conforme aux déductions pré-
cédentes.

Humbert, je l'ai déjà dit, avait rapporté d'Afrique îa con-
viction que l'endroit du sol de l'ancienne Carthage où il
avait déterré ses quatre cippes puniques était un cimetière;
Falbe, qui avait aussi vu et exploré les lieux , m'a affirmé
la même opinion. Cet endroit se nomme Malqa. On y a dé-
couvert, depuis Humbert, au moins quarante-quatre autres
pierres, dont quarante-trois sont semblables pour la forme,
lès ornements et la formule de l'inscription 1 ; l'autre est

1 Une de ces pierres a été rapportée par Falbe et est conservée au Musée
royal de Copenhague; deux autres appartiennent à M. l'abbé Bourgade qui
les a achetées à Tunis; le reste fait partie de la trouvaille récente qui a fait
l'objet de l'article précité de la Revue africaine où elles sont indiquées en ces
termes : « Ha amas de pierres taillées, de petite dimension, qui n'étaient
rien moins qu'une quarantaine de stèles portant des inscriptions puniques...
Elles sont toutes ornementées de diverses manières : quelques-unes ont au
sommet un lu-as ou une main ouverte s'appuyant sur une sorte de draperie
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