Annuaire de la Société Archéologique de la Province de Constantine — 5.1860/61

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brisée, mais paraît pouvoir être aussi rapportée à la môme
classe. On y a trouvé, en outre, deux stèles, dont l'une est évi-
demment sépulcrale, puisqu'elle porte une inscription com-
mençant par QueBeR, tombeau. Sur l'autre, le premier mot de
l'épigraphe, composée de deux lignes, comme la précédente,
manque ; mais le contexte de la presque totalité qui reste
autorise à penser que ce mot était aussi qbr. Humbert avait
remarqué, au même emplacement, des tombeaux romains,
plusieurs entre autres de la famille Saturnina. Le musée
de Leyde possède enfin deux stèles, l'une en marbre, l'autre
en calcaire gris, et portant chacune une épitaphe latine
avec des noms propres ptiniques, qui ont été apportées du
même endroit. Pareil mélange de tombeaux et de monu-
ments votifs serait-il vraisemblable ? Pour échapper à cette
objection, Hamaker, qui a le premier donné aux inscrip-
tions des cippes d'Humbert une signification votive, pré-
tendait que les deux espèces de monuments n'étaient pas
contemporaines, que les cippes à inscriptions puniques re-
montaient à l'autonomie de Carthage, époque où se serait
trouvé sur ce lieu un temple en l'honneur de Baal et de
Tanit, tandis que les sépulcres appartenaient aux temps de
la Carthage romaine. Mais les uns et les autres ont été
trouvés à peu près au même niveau, et Falbe avait constaté
que, pour arriver au sol de Carthage autonome, il aurait
fallu creuser beaucoup plus profondément.

Il faut, d'ailleurs, rattacher aux cippes épigraphiques
d'Humbert, et à ceux qui leur ressemblent, cinq fragments
conservés au musée de Leyde, qui n'ont plus d'inscription,

ou rideau ; d'autres une flamme ou un triangle surmonté par un globe ou
une tête. Au centre, avec ou sans bordure, est l'inscription, qui se compose
le plus souvent de cinq lignes. Au-dessous de l'épigraphe, quelques stèles
ont une main ouverte. » La Revue donne en traduction la teneur de deux
de ces inscriptions; cette traduction est, en grande partie, inexacte; mais il
est facile de rétablir les textes, et la conformité énoncée en ressort évidem-
ment.
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