Annuaire de la Société Archéologique de la Province de Constantine — 5.1860/61

Seite: 92
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ossements et une médaille en plomb aux types si connus
d'une tête barbue et couronnée et d'un cheval galopant,
c'est-à-dire une médaille numidico-punique des anciens
temps. Le rapprochement entre les débris précités du cime-
tière et la pièce entière dont nous parlons en ce moment a
donné un résultat frappant : parfaite identité dans le dia-
mètre des tuyaux et la nature grossière de la poterie. Pas
la moindre apparence de cambrure, comme en offrent tous
les vases connus en terre; pas d'anses pour un si gros dia-
mètre ; pas de bords retroussés, tels qu'en possèdent toutes
les cruches ou amphores ; rien qu'une partie cylindrique,
plus un fond.

« D'un autre côté, on vient de découvrir une sépulture
numide recouverte d'un dallage semblable à celui des fosses
précédemment mises au jour dans le cimetière européen.
Le fond de cette nouvelle fosse est composé d'un radier en
pierres bleues dont le dessus est taillé assez régulièrement,
les arêtes ciselées. Les parois sont en maçonnerie sèche de
moellons équarris. Le dessus est formé par un dallage en
pierres tendres jaunâtres du Mansourah, dont les dimen-
sions sont 0,60 sur 0,60 et 10 pour l'épaisseur. La fosse
avait en longueur 2,00 m., en largeur 0,40, en hauteur 0,30.
Malgré cette étendue, le défunt avait été incinéré; les frag-
ments d'ossements encore noircis sont déposés au fond.

« Les dernières fouilles ont encore amené cinq pierres une
première fois et sept une seconde fois, ce qui, joint aux
trouvailles antérieures, forme un total de trente-deux ou
trente-quatre pierres déterrées dans un espace de quarante
ou cinquante mètres superficiels de terrain et à une pro-
fondeur moindre d'un mètre. »

Ces données me paraissent suffisantes déjà pour justifier
la conclusion que M. Cherbonneau m'exprime dans une
lettre du 29 janvier 1861 : « Il nous paraît probable que
l'endroit où gisaient ces pierres était un cimetière. »
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