Annuaire de la Société Archéologique de la Province de Constantine — 5.1860/61

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de la vie delà personne principale. Dans aucune on ne ren-
contre, ni en partie, ni en totalité, le canevas formulaire des
textes qui font l'objet spécial de ce Mémoire. Ces faits,
pourrait-on dire, n'impliquent-ils pas, d'une part, le ren-
versement de l'argument relatif à une prédominance exces-
sive et invraisemblable des inscriptions votives ; d'une autre
part, la réalité d'une différence de destination conforme à la
différence des textes, l'exactitude d'une distinction en épi-
taphes et en inscriptions votives?

Pour répondre au premier point, je dois d'abord à regret
écarter les inscriptions de Tunisie étrangères à Carthage :
on ne connaît pas , en effet, leur provenance particulière *,
et cela empêche toute appréciation directement comparative
dans le sens de celle que je vais faire pour les autres épi-
graphes, qui sont, de l'aveu unanime, sépulcrales.

Celles-ci, à l'exception de celles de Carthage et de Malte,
ont toutes été trouvées dans des lieux où ne s'est rencontrée
aucune de celles que mes adversaires, j'emploie, bien en-
tendu, le terme en bonne part, que mes adversaires, dis-je,
regardent comme votives. Pour celles de Carthage, j'en ai

1 Plusieurs sont indiquées comme ayant été trouvées à Bedja ou à Kef.
Or la même énonciation est fournie pour une épitaphe latine avec des noms
propres puniques ou numides du musée de Leyde. Le même musée possède
en outre treize pierres incomplètes, sans inscription, pour douze desquelles le
mémo renseignement est donne"; l'autre est expressément dite avoir été dé-
terrée à Bedja; sur onze, on reconnaît une partie des anaglyphes qui ornent
les stèles avec épigraphe; une autre est l'une de celles que j'ai citées à la
p. 7G comme représentant les sept planètes sous des figures humaines ; la
treizième est le fragment portant les génies des quatre saisons dont j'ai parlé
aussi p. 78. Or la représentation des saisons était un sujet funéraire; il a été
adopté comme tel par les premiers chrétiens, et Bonada, Carm. ex ant. îap.,
n, p. 473, dit à ce propos, d'après Minucius Félix, xvu, 9 : « In quatuor anni
tempestatibus, quas in sarcophagis stepe cernimus, (Christian)) auctorem
colebant parentem suum, a quo noverant rébus prospici tu m singulis, tum
universis. » Plusieurs Pères citaient le renouvellement périodique des saisons
comme une image de la future résurrection des morts. (Voy. Revue arch.f
juill. 18(50, p. 42.)
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