Annuaire de la Société Archéologique de la Province de Constantine — 5.1860/61

Seite: 96
DOI Artikel: 10.11588/diglit.9386.3
DOI Seite: 10.11588/diglit.9386#0110
Zitierlink: i
http://digi.ub.uni-heidelberg.de/diglit/annconstantine1861/0110
Lizenz: Creative Commons - Namensnennung - Weitergabe unter gleichen Bedingungen
facsimile
— 96 —

auxquelles je viens de faire allusion et celles qui contiennent
la mention des dieux Chthoniens ou Katachthoniens, des
dieux Mânes, ou de quelque autre divinité, d'une dédi-
cace , etc.

Mais il y a plus : pour une classe nombreuse de ces ins-
criptions reconnues tumulaires, la différence non-seulement
s'explique, mais est même commandée, si je ne me trompe,
par une condition particulière, naturelle, impérieuse. Je
veux parler des épitaphes propres à une partie vaguement
désignée de la Tunisie et à Enchir aïn Hechma, près de
Guelma, lesquelles, à un petit nombre d'exceptions près
afférentes à celles de Tunisie, portent, plus ou moins variée

ortbograpbiquement, la formule impositio lapiclis;

nous avons vu qu'une inscription de Guelma à la déclara-
tion de malédiction et de bénédiction se rattache à celle
formule , et nous avons présenté ce signe d'affinité comme
un puissant, sinon même comme un péremptoire argument
d'identité de destination des monuments. Mais la grande
classe d'inscriptions dont je viens de parler se distingue
absolument de toutes les autres épigraphes phéniciennes,
puniques et numidico-puniques \ par l'indication de la du-
rée de la vie de la personne déposée dans le tombeau. Voici
un spécimen que j'emprunte au n° 2 de la pl. GLXXXVII de
r'Archéologie de M. de la Mare : Impositio lapidis Tabbœ,
uxoris Massinisan (Massinissœ), filii Mutumbalis. Vixerat
annos septuaginta quum sepulta est (au propre, onerata
est), ou... Vixit annos septuaginta et quinque. Comme je
l'ai dit, il n'y a, on le voit, aucune mention de divinité, et en
jetant les yeux sur les sept copies dessinées sur la planche
précitée, on remarque que, sur six pierres qui sont com-

1 Réserves faites cependant pour la 10e carthaginoise et la 2e maltaise, où
l'âge, selon moi, est aussi indiqué, niais pour un motif autre que celui que je
vais mentionner : c'est qu'il s'y agit de centenaires.
loading ...