Annuaire de la Société Archéologique de la Province de Constantine — 5.1860/61

Seite: 178
DOI Artikel: 10.11588/diglit.9386.7
DOI Seite: 10.11588/diglit.9386#0192
Zitierlink: i
http://digi.ub.uni-heidelberg.de/diglit/annconstantine1861/0192
Lizenz: Creative Commons - Namensnennung - Weitergabe unter gleichen Bedingungen
facsimile
coïncide avec une inscription palmyrénienne relevée dans
l'Aurès, par le colonel Boissonnet (1).

7° La déesse Gilva , à Guelma (Kalama) : TELLVRI
GILVAE AVGUSTAE SACRVM.

8° Le Génie protecteur d'un pagus, h Ksour-Djeouab :
GENIO PAGI AVGVSTO SACRVM.

9° Le Génie protecteur d'un vicus, à Lambèse : GENIO
VICI.

40° Le Génie qui protégeait la colonie de L,ambese :
GENIO LAMBOESIS AVGVSTO SACRVM.

De l'examen de ces stèles votives, qui sont toutes ré-
digées en langue latine, ressort un fait capital, c'est que
d'un côté, en passant sous la loi du vainqueur, et même,
en se faisant naturaliser, les sujets Maures et Numides
jouissaient du droit d'exercer leur culte particulier, et
que, de l'autre, les Romains professaient la plus grande
tolérance en matière de religion.

La politique de ces derniers est expliquée d'ailleurs par
une pensée de Montesquieu. « Comme le dogme de l'âme
du monde, dit l'auteur des Considérations sur les causes
de la grandeur des Romains, était presque universelle-
ment reçu, et que l'on regardait chaque partie de l'uni-
vers comme un membre vivant dans lequel cette âme
était répandue, il semblait qu'il était permis d'adorer in-
différemment toutes ces parties, et que le culte devait
être arbitraire comme était le dogme. Voilà d'où était né
cet esprit de tolérance et de douceur qui régnait dans
le monde payen : on n'avait garde de se persécuter et

(1) Recueil des Inscrip. rom. de VAlgérie, n° 1639.
loading ...