Annuaire de la Société Archéologique de la Province de Constantine — 5.1860/61

Seite: 187
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L'inscription la plus curieuse est celle à'Umbria Ma-
tronica, morte également à 115 ans, bien qu'elle ait, dit
son épitaphe, parcouru le monde nu pied. Nous recom-
mandons son secret à la génération actuelle; c'est en
vivant sagement, caste et pudice, qu'elle atteignit ce grand
âge (Ann. 1856-57, p. 151).

Cinquante-cinq centenaires dans une seule province !
Voilà certainement un chiffre imposant, auquel on ne
s'attendait pas. Ce chiffre a son éloquence ; il dépose
hautement en faveur du climat de la Numidie. Eh bien !
la récolte des inscriptions n'est pas terminée. La plupart
de celles qui ont été découvertes l'ont été à fleur de sol.
Mais nous comptons que de nouvelles explorations et des
fouilles en feront encore découvrir, et qu'enfin l'Algérie
changera contre une meilleure cette mauvaise réputation
que lui ont faite les circonstances exceptionnelles du dé-
but. Nul doute qne la société européenne, définitivement
et normalement constituée en Algérie, ne nous fournisse
aussi à son tour de ces exemples de longévité que nous
avons signalés chez nos devanciers. Du reste, les Indi-
gènes eux-mêmes, à Constantine, nous ont affirmé qu'il y
existait actuellement plusieurs centenaires. Si la Maurita-
nie césarienne en fournit un contingent relativement très
faible, cela tient sans doute à ce que les Romains y ont
laissé beaucoup moins de monuments funéraires et autres
qu'en Numidie.

L. Leclerc.
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