Annuaire de la Société Archéologique de la Province de Constantine — 5.1860/61

Seite: 200
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La première idée qui se présente à l'esprit, c'est d'ad-
mettre l'existence de plusieurs enceintes concentriques
élevées, soit pour augmenter la force de la place, soit par
suite d'agrandissements successifs, soit encore pour l'un
et l'autre de ces motifs réunis. Mais bientôt on s'apper-
ooit que l'explication qui précède n'est nullement satis-
faisante ; car de quelque manière qu'on suppose ces tours
réunies entr'elles pour former une enceinte continue, on
n'obtiendra jamais que des lignes de formes bizarres et
tout-à-fait incompatibles avec notre hypothèse. On finit
par être obligé de reconnaître que tout l'espace occupé
par la ville primitive était couvert de ces tours placées
ça et là sans ordre, et ne se rattachant à aucun système
général de défense. Malgré cette discordance apparente,
un examen plus approfondi des lieux démontre que la
réunion par groupes de quatre, cinq et quelque fois six
de ces tours, forme autant de systèmes particuliers, com-
plets, séparés et indépendants, les uns des autres. Ce fait
dont nous garantissons l'exactitude comparé aux deux
passages de Procope cités précédemment, résout complè-
tement le problème.

Vers la fin du cinquième siècle, les Thévestins, privés
de leurs remparts1, étaient inquiétés sans cesse par leurs
voisins les montagnards de l'Auress. Il fallait songer à
se défendre et la loi vandale leur interdisait de relever
leurs murailles.

Dans cette extrémité les habitants se réunissent par
quartiers et par groupes de maisons et prennent leurs

i Genséric, pour empêcher les africains de se révolter avait fait raser,
avec défense de les reconstruire, les forliûcations de toutes les villes, à
l'exception de celles de Cartilage.
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