Annuaire de la Société Archéologique de la Province de Constantine — 5.1860/61

Seite: 214
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exemple , les tours sont placées à cheval sur le mur,
ainsi que l'indique le croquis ci-contre, ce qui permet

j^Pf—>f^« de flanquer à la fois les terrains ex-
térieur et intérieur.

Toutes ces dispositions indiquent
toujours le même but de la part de

l'ingénieur ; ce sont des précautions

prises pour tenir en bride, au moyen d'un petit nombre
de soldats d'élite, une agglomération d'hommes d'une fi-
délité douteuse, mais qu'on ne peut tenir enchaînés par
la nature même de leurs occupations. Se trouvent dans
ce cas : des troupes auxiliaires levées dans le pays et
n'ayant pas encore fait leurs preuves ; des troupes sus-
pectes de révolte ; des prisonniers de guerre, des escla-
ves ou des criminels condamnés, réunis en grand nombre
sur un point pour exécuter quelque travail important
d'utilité publique, etc., etc.

Les hommes à surveiller étaient campés ou barraqués
dans l'intérieur ; quant aux tours, elles étaient occupées
par les officiers et les troupes chargées de la surveillance.
Ce qui vient à l'appui de notre hypothèse, c'est que sou-
vent, dans le cas qui nous occupe, les tours ont une sor-
tie sur l'extérieur. Quelquefois même une partie entière
de la fortification est détachée du reste par un mur de
séparation et communique directement avec la campagne
par une porte indépendante.

Ces établissements ne semblent - ils pas correspondre
jusqu'à un certain point à ce que, dans notre civilisa-
tion jnoderne, nous appelons maisons de détention, ba-
gnes, pénitenciers?
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