Annuaire de la Société Archéologique de la Province de Constantine — 5.1860/61

Seite: 216
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» tranquille et assurée, et délivrée du ravage de ces tri-
» bus turbulentes, elle vit refleurir de nouveau son agri-
j> culture et son industrie. » C'est alors sans doute qu'une
population civile vint s'agglomérer autour de la citadelle
thévestine , dans les ruines de l'ancienne ville romaine.
Pour mettre la colonie à l'abri d'une irruption imprévue,
on l'enferma dans cette seconde enceinte, moins bien
construite et moins élevée que celle de la citadelle, mais
cependant d'une force suffisante pour résister, sous la
protection de cette dernière, aux attaques irrégulières
d'une peuplade sans ordre et sans discipline, comme les
chroniqueurs nous représentent les Maures.

Il est très possible , sinon probable , que la construc-
tion de cette fortification remonte à l'époque, des incur-
sions du roi maure Gasraul (574-579).

Ce prince guerrier, après avoir gagné sur les Romains
plusieurs batailles dans lesquelles périrent deux exar-
ques d'Afrique, fut enfin tué en combat singulier par le
vaillant Gennadius, que Tibère II venait de nommer gou-
verneur général de la province (579) *.

A part les événements que nous venons de mentionner,
l'obscurité la plus complète règne sur l'histoire de Thé-
veste pendant tout le temps que cette ville fit partie du
Bas-Empire.

En 697, Hassan détruit Carthage, dernier boulevard
de la domination grecque en Afrique. Quelques années
auparavant déjà l'invasion arabe s'était répandue comme
un torrent sur celte contrée. Okba ben Ameur et Abd-
Allah ben Djâfer, h la tête de leurs hordes fanatiques,

i Morcelli., Afr. chrèt.
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