Annuaire de la Société Archéologique de la Province de Constantine — 5.1860/61

Seite: 219
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» alors marcher sur la ville de Tébessa, qui capitula sans
» coup férir, et de là, il se porta sur Medjana, dont il
» s'empara de la même manière. »

Nous ignorons à quelle époque la domination turque
fut établie à Tébessa. Ce fait historique est sans doute
contemporain, ou à peu près, de la prise de Tunis par
Sinan Pacha, lequel, après en avoir chassé les Espagnols,
soumit tout le pays à l'autorité du grand seigneur (1573).

Dans la suite , jusque dans nos temps modernes , Té-
bessa fit partie du beylik de Constantine. Quelques sol-
dats de la milice du bey occupaient la Casbah , située
alors à l'angle nord de la citadelle byzantine. Ce faible
détachement maintenait la ville, et môme les environs,
dans l'obéissance, recevait les colonnes mobiles envoyées
de temps en temps par le bey et leur donnait tous les
renseignements pour percevoir l'impôt. La Casbah turque
a été démolie dans ces derniers temps, mais les soldats
de cette nation ont fait souche dans le pays, et plusieurs
familles de koulouglis figurent aujourd'hui à la tête de
population indigène.

En 4842, une colonne expéditionnaire partie de Bône
et commandée par le général Randon , arriva sous les
murs de Tébessa ; comme en 944, avec Abou-Yezid , la
ville capitula sans coup férir, et bientôt l'on vit le dra-
peau de la France flotter sur les antiques tours de Solo-
mon. Les habitants furent heureux de trouver aide et
protection en échange de leur soumission à nos armes.

Depuis plusieurs années déjà, la puissance turque
n'était plus que nominale dans ce coin de l'Algérie , et
le territoire de Tébessa servait de champ de bataille aux
tribus environnantes qui, sans cesse, troublaient son com-
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