Annuaire de la Société Archéologique de la Province de Constantine — 5.1860/61

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merce si florissant autrefois , et venaient régulièrement
tous les ans se disputer ses riches moissons de la plaine.
A peine si quelque habitant osait de temps en temps se
risquer hors des murs pour cueillir les fruits de son jar-
din ou chercher à la dérobée la récolte de son champ ;
heureux encore si, en rentrant, les coups de fusils ne le
saluaient pas sur son passage.

Conquise en 1842 , Tébessa fut occupée par nos trou-
pes le 9 septembre 4851, ainsi que l'atteste une pierre
commémorative élevée dans la Casbah française.

Nous n'avons passé que sommairement sur les trois
dernières périodes. Pour donner de plus grands détails,
il aurait fallu écrire l'histoire de toute la province, ce
qui était en dehors du programme que nous nous sommes
tracé.

Qu'on nous permette, pour terminer, de transcrire ici
quelques réflexions ; elles seront venues sans doute à
l'esprit de plus d'une personne appelée, comme nous, à
faire isolément des excursions longues et fréquentes.

Quel est l'endroit en Algérie qu'on ne trouve changé,
presque toujours en bien , lorsqu'on y revient après un
certain temps? Quelquefois cette transformation est telle,
qu'à peine si on peut se reconnaître.

Nous sommes donc dans la voie du progrès, c'est un
fait incontestable, et on peut désormais jeter un regard
de confiance sur l'avenir de la colonie. Et pourquoi en
serait-il autrement? Son ciel est encore celui de Carthage,
d'Hippone, deCirta, de Théveste, où s'élevaient jadis ces
temples magnifiques, ces statues, ces monuments dignes
de la mère-patrie, ces villas superbes appartenant à des
patriciens dont rien ne pouvait égaler la fierté ! Son sol
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