Annuaire de la Société Archéologique de la Province de Constantine — 5.1860/61

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son de sa position, fut appelée Kef, a rocher ; » Icosium
devint El-djezaïr, «c les îlots ; » Annâba « jujube » rem-
plaça le mot Bouna, falsification de Hippo Regius. On con-
çoit dès lors que les Arabes aient nommé rideau, le vaste
escarpement qui ferme aux vents d'ouest le mouillage
situé à cinq kilomètres de Skikda , dont il était une
dépendance.

L'époque de la destruction de Rusicade demeure in-
certaine. Cette colonie était encore debout en 411, puis-
que cette année là on voit encore assister au célèbre
colloque de Cartilage , présidé par le comte Marcellin ,
deux évêques de Rusicade, Faustianus, le catholique, et
Junior, le donatiste. Mais son nom ne se montre plus sur
la liste des prélats qui, en 484, répondirent à la convo-
cation du roi Hunéric, ni dans les actes ecclésiastiques
subséquents l.

A en juger par les nombreux édifices qu'a fait recon-
naître l'établissement des Français sur ses ruines,.Phi-
lippeville devrait posséder une des plus riches collections
archéologiques de l'Algérie. Malheureusement, dans le
courant de l'année 1843, un vaisseau de l'État transporta
en France plusieurs monuments de l'ancienne Numidie ,
parmi lesquels figuraient quarante-huit stèles épigraphi-
ques et une certaine quantité de sculptures provenant de
Rusicade. On préparait alors la création d'un musée
algérien au Louvre.

Ce qui a été recueilli depuis cette époque, forme encore
un ensemble plein d'intérêt.Parmi les deux cents objels an-
tiques, inscrits au catalogue, j'ai remarqué une soixan-

i Étude sur Slora, par M. De La Mai e , page 7.
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