Annuaire de la Société Archéologique de la Province de Constantine — 6.1862

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Il ne faut point oublier les objets d'art. Malgré l'enlè-
vement des belles pièces qui décorent aujourd'hui le
Musée Africain du Louvre, Lambèse possède encore une
collection d'antiques dont le département s'honore à
juste titre.

Qui eût osé dire que la tâche était arrivée à son terme?
Comment s'habituer à l'idée de n'avoir plus rien à recon-
quérir sur les débris de cette formidable garnison des
Aurès? Le sol a un sous-sol; l'humus a recouvert la
cendre ; il y a sous les débris d'une génération les sou-
venirs d'une génération plus ancienne. Ce n'est pas trop de
quelques années pour dégager les décombres amoncelés
par les révolutions de plusieurs siècles. M. le Préfet du
département deConstantine a donc pensé avec raison que
le meilleur emploi à faire des fonds alloués par le Conseil
Général pour les recherches historiques, c'était de con-
tinuer les fouilles de la Légion étrangère et de puiser de
nouveau dans ce trésor inépuisable de documents relatifs
à l'art militaire, au culte, à l'industrie et aux mœurs des
anciens maîtres de la Numidie. Le voisinage de la prison
arabe favorisait une entreprise de cette nature ; avec
des centaines de détenus on a la main-d'œuvre à bon
marché. Vers la fin du mois d'avril, une compagnie de
travailleurs fut établie sur un point épargné jusqu'alors
par la pioche, et qui n'est séparé du Praetorium que par
une distance de 160 mètres. On fut étonné du résultat
de ce premier essai. Comme si le hasard eût voulu mon-
trer qu'il ne prodigue pas tous ses dons en une fois, et
que les derniers ont les mêmes droits au succès que les
premiers, le déblai mit à nu toute la partie inférieure d'un
établissement public, les thermes de la IIIe Légion Au-
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