Annuaire de la Société Archéologique de la Province de Constantine — 6.1862

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d'un an. C'est peut-être à cette date qu'il faut rapporter
le martelage de la borne d'Aïn-el-Bey.

Il convient de parler ici d'un autre milliaire, extrait
tout récemment des ruines d'Aïn-Guidjaou ec qui men-
tionne le nom seul de Galère, au-dessus du chiffre Y1II.
La légende est intacte et se lit ainsi :

D N NOB1LISSIMO CL-ESARI GALERIO CONSTANTIO. "vTïl
millia.

« Sous notre Seigneur, le très-noble César Galerîus
Constantius. VIII mille pas. »

Neuf mille pas romains équivalant à quatorze kilo-
mètres, on voit que la borne d'Aïn-el-Bey n'a point éprouvé
de déplacement. Quant à celle d'Aïn-Guidjaou, il n'en
est pas de même, car les ruines où je l'ai relevée s'écar-
tent beaucoup trop de la voie ancienne pour qu'on ne
soit pas fondé à croire qu'elle en a été arrachée après
l'invasion arabe. S'il est un fait qui mérite d'être signalé,
c'est la rareté des monuments dédiés à l'empereur
Galère. Comprend-on, en effet, qu'il n'ait pas laissé en
Numidie de plus nombreux souvenirs de son règne, lors-
qu'on lit le passage suivant de l'Histoire des Empereurs,
par Lenain de Tillemont : « Maxence délivré (vers la
fin de l'année 307) de la guerre de Galère et des mau-
vais desseins d'Hercule, se crovant affermi dans sa domi-
nation, envoya ses images en Afrique, pour s'y faire
reconnaître Empereur. Les milices les rejetèrent, aimant
mieux obéira Galère, à qui l'Afrique semblait appartenir
depuis que Sévère était mort, puisqu'il n'y avait alors que
lui qui fût reconnu Auguste. »

Revenons à F avant-dernière ligne de cette inscription qui
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