Annuaire de la Société Archéologique de la Province de Constantine — 6.1862

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contient huit lettres dont une seule voyelle. J'y vois un
problême dont la solution ne laisse pas de présenter de
graves difficultés, et le seul moyen de l'expliquer est
d'admettre que l'R et l'S du milieu ont été substitués,
par un lapicide ignorant, aux lettres A et C. On aurait
alors :

RPBACRTA VÏIII
ResPuBlica A CiRTA VIIII
Commune située à 9 milles de Cirta.

Cependant, comme il est rare que les milliaires soient
dépourvus de l'indication de la localité dont ils sont le
plus rapprochés, j'avais cherché dans les six dernières
lettres delà 8e ligne, le nom d'un viens mentionné par
Morcelli et dont l'emplacement demeure inconnu.

J'adoptais le mot Bx4ZARITA, qui par une légère allé-
ration, aurait été transformé en BASARITA, que repré-
sente assez bien l'abréviation BSRTA. Un examen plus
attentif de l'inscription m'a fait reconnaître un R dans
la première consonne de ce groupe, circonstance qui
rend l'hypothèse inadmissible.

Je ne m'arrêterai point au mot RESERTA, participe
passif du verbe resero « ensemencer de nouveau, remet-
tre en culture, » parce qu'il me semble avoir peu de
chances de résister à la critique.

Nous savons maintenant, grâce à la découverte du capi-
taine Langlois, que le nom ancien des ruines d'Aïn-el-Bey
était Saddar, et la meilleure volonté ne nous ferait aper-
cevoir clans les six dernières lettres de la 8e ligne que
les consonnes S et R, qui puissent être attribuées à
ce mot.
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