Annuaire de la Société Archéologique de la Province de Constantine — 6.1862

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bas de la promenade. Ce pavage remarquable, dont la
perte laissera des regrets aux amateurs d'antiquités, fut
enlevé par fragments et déposé par les soins de M. "Vil—
levaleix, maire de Constantine, dans le musée de la place
Négrier, où M. Vicrey en fit un dessin, au quart de la
grandeur naturelle. L'image dont notre album s'est en-
richi, a été exécutée par M. L. Féraud, et c'est malheu-
reusement le seul souvenir qui nous reste d'un des plus
beaux échantillons de l'industrie locale.

Au eentre, dans un cadre à double baguette est dis-
posée sur trois lignes, une légende latine qui résume
en quatre mots l'expression de la conscience : IVSTVS
SIBI LEX EST « le juste est sa propre loi ». Une guir-
lande de feuillage s'enroule autour du cadre auquel l'ar-
tiste a accolé deux symboles du christianisme bien connus,
la colombe et la fleur trilobée. Chacun des angles du
tableau est occupé par un de ces vases élancés, que les
Grecs appelaient carchôsion, et d'où s'échappent vers la
gauche et la droite une branche de celle fleur trilobée qui
figure la trinité. Par sa simplicité, le double cordon de la
bordure, loin de distraire le regard, le livre tout entier
au charme des détails. L'inscription, dans laquelle on
remarque un lambda, qui à lui seul est une dale, se
compose de cubes en marbre noir et blanc. Les vases,
les fleurs et les oiseaux offrent des couleurs rouges, ver-
tes, jaunes, empruntées à la nature, tandis que les demi-
teintes sont obtenues à l'aide de dés en marbré gris, en
marbre jaune clair et en verre mat, qui font de ce pa-
vage une véritable peinture.

A. Cherbonneàu.
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