Annuaire de la Société Archéologique de la Province de Constantine — 6.1862

Seite: 74
DOI Artikel: 10.11588/diglit.9387.7
DOI Seite: 10.11588/diglit.9387#0088
Zitierlink: i
http://digi.ub.uni-heidelberg.de/diglit/annconstantine1862/0088
Lizenz: Creative Commons - Namensnennung - Weitergabe unter gleichen Bedingungen
facsimile
-■n

question, s'est rencontrée une petite cruche romaine
qu'un coup de pioche a fait voler en éclats.

Restait la face de l'est, celle du nord ne pouvant être
explorée qu'à la condition de sacrifier une somme de
douze ou quinze cents francs. Notre travail s'est donc
borné au déplacement de quelques pierres tombées près
du socle, et, malgré le peu d'espoir que nous avions de
grossir la quantité de renseignements recueillis depuis le
début, nous avons retourné le sol sur un espace de dix à
douze mètres et à des profondeurs inégales. Dans chaque
tranchée, c'était un mélange compact de fragments de
poteries grossières, de morceaux de briques et de moel-
lons, qui prouvent que le mamelon du Soumaa fut
habité dans l'antiquité la plus reculée. Quelques médailles
de bronze, du plus petit modèle, ont été ramassées à
côté d'un moulin à bras, que nous croyons d'origine
numide et qui mérite une description particulière.

Cette machine se compose de deux meules rondes en
calcaire blanc, ayant un diamètre de 0ml 8. Leur épais-
seur n'est pas la même ; la meule que l'on posait par
dessous, est épaisse de 0m06, et l'une de ses faces est
couverte de sillons dirigés en sens contraire, de façon à
produire quatre divisions on sections, tandis que la meule
de dessus, outre les deux trous pratiqués sur la tranche
pour recevoir la manivelle qui la faisait mouvoir, porte
deux larges rainures en forme de croix grecque à la
partie supérieure. Le grand trou qui traverse ces deux
pierres, montre qu'elles étaient assujéties à un arbre en
fer. Malgré l'analogie frappante qui existe au premier
aspect entre ce moulin à bras et celui qu'emploient au-
jourd'hui les femmes arabes, nos ouvriers indigènes dé-
loading ...