Annuaire de la Société Archéologique de la Province de Constantine — 6.1862

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clarèrcnl unanimement que nous venions de trouver
un ustensile appartenant au monde payen.

Nous ne mentionnerons qu'en passant trois ou quatre
plaques irrégulières de plomb fondu, auxquelles il est
aisé d'assigner une origine, quand on se rappelle qu'a-
près l'expulsion des Grecs Byzantins, l'industrie disparut,
pour ainsi dire, du nord de l'Afrique. Dans ces temps
barbares, les musulmans n'eurent d'autre ressource
que de chercher du fer et du bronze dans les ruines
laissées par le peuple qui les avait précédés. C'est ainsi
que pour arracher une agrafe, un tenon, une barre, ils
faisaient fondre le plomb servant à les maintenir dans la
pierre.

Plus on examine le Soumaa, c'est-à-dire les membres
dispersés de ce grand monument, plus on demeure con-
vaincu que son érection remonte à une époque où les
bonnes traditions du grand art étaient encore respectées.
Il serait donc plus ancien qu'on ne l'a snpposé. La jus-
tesse des proportions, la taille des pierres, la simplicité
des colonnes, l'élégance de l'ensemble, en font un édifice
qui prend place dans le premier ou le second siècle de
la domination romaine en Afrique.

Dirigés par votre heureuse inspiration, Monsieur le
Préfet, nos efforts n'ont pas laissé d'avancer la solution
d'un problème que l'archéologie, à défaut de l'histoire,
pourra seule expliquer.

Remond.

A. Cherbonîjeau.
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