Annuaire de la Société Archéologique de la Province de Constantine — 6.1862

Seite: 106
DOI Artikel: 10.11588/diglit.9387.8
DOI Seite: 10.11588/diglit.9387#0120
Zitierlink: i
http://digi.ub.uni-heidelberg.de/diglit/annconstantine1862/0120
Lizenz: Creative Commons - Namensnennung - Weitergabe unter gleichen Bedingungen
facsimile
. . . vs

C VSVA
XXI

D M
MM NI SI
I / A V I V

O SBC

Pendant toute la période de son existence , Àrsacal
fut une acropole autour de laquelle se serraient les
maisons des colons, comme autour d'un refuge tout
prêt. Telles sont la plupart des villes de la ■ Numidie.
Aux alentours, les villas sont assez rares. Celles dont les
vestiges paraissent encore, occupent des mamelons où
l'approvisionnement de l'eau devait être difficile. De tous
côtés le castellum commande la plaine et les hauteurs.
Mais, au levant et au midi, la vue plus libre embrasse
la riche vallée du Rimmel, orgueil de Cérès. Le Chet-
tâba, dont le nom moderne équivaut au latin. dumetum,
la protège contre les vents du nord. Tous ces avantages
réunis auraient suffi pour me confirmer dans l'opinion
qu'Arsacal était la ville la plus considérable des environs
de Cii ta, si d'autres preuves n'étaient sorties de l'exa-
men de ses vestiges. Une fouille de quelques jours ne
donne point le dernier mot d'une ruine aussi étendue :
car il faudrait au moins deux ans d'un travail assidu
pour mettre à nu l'esplanade et refaire l'alignement des
places, des rues et des habitations.

Espérant glaner un peu dans ma récolle, j'ai repris
la route dû Chettâba. Il me paraissait impossible que les
broussailles ou les caprices de la lumière ne m'eussent
pas dérobé quelques textes; et puis, la crainte d'une
trop grande fatigue m'avait empêché, durant les excur-
loading ...