Annuaire de la Société Archéologique de la Province de Constantine — 6.1862

Seite: 147
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hautes de 4m50 ; les pieds droits de ces voûtes reposent
sur le sol et sont, ainsi que le pourtour extérieur des
cintres, entièrement formés de belles briques. Bien que
leurs dimensions ne soient pas fortes, nous regardons
ces abris couverts en cul-de-four comme des hémicycles
où des êtres animés se mouvaient, et non comme des
niches destinées à recevoir des vases ou des statues ».

La présence de ces niches parait embarrasser M. de
Lamarre; et, comme il n'était point parti de l'idée que
l'édifice de Stora pouvait être un établissement public
où tout est ménagé pour l'utilité, il transforme celle qui
est pourvue d'un banc, en un lieu de conversation. Cette
conjecture s'appuie sur un passage du Traité de l'amitié
où Cicéron représente M. Scaevola assis dans un hémi-
cycle « in hemicyclio sedentem », et discourant avec ses
amis. Plus loin, lorsqu'il entre dans la discussion des dé-
tails du plan, M. de Lamarre est forcé de revenir sur
l'hypothèse d'une villa ; il la combat lui-même en disant
que l'aridité du sol et sa forme tourmentée n'ont jamais
permis de réunir ici les éléments nécessaires pour une
habitation rurale bien complète.

Quoiqu'il en soit, nous avons maintenant la certitude
que le bâtiment posé sur le mouillage de Stora avait une
destination toute différente. C'était un magasin public où
l'on amassait pendant les bonnes années « anni malu-
ritate » des approvisionnements de grain, qui étaient
vendus à bas prix au peuple pendant les années de di-
sette « ob egestatem populi romani », afin de prévenir
les séditions, ainsi que l'a fait observer M. Berbrugger
dans une note pleine d'érudition.

Le consulaire qui dota la province de cet établissement,
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