Annuaire de la Société Archéologique de la Province de Constantine — 6.1862

Seite: 175
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verneur se faire dresser un monument dans une ville
qu'il n'administre pas, qui ne relève pas de sa juridiction?
Les Salditains (habitants de Bougie) pouvaient-ils, bien
qu'ayant été délivrés pour un instant des incursions des
Quinquégentiens leurs voisins, s'associer à la glorification
du praeses de la Mauritanie Césarienne, sans encourir la
disgrâce de celui de la Sétifîenne, quelque peu jaloux,
sans doute, de voir sur la place publique de Saldse un
monument élevé en l'honneur d'un collègue en posses-
sion d'une partie des attributions qui auraient dû être
dans ses mains, sous peine de le mettre dans un état
d'infériorité aux yeux de ses administrés?

Est-ce à dire cependant que nous voudrions nous ins-
crire contre les indications contenues dans notre inscrip-
tion ? Nous les acceptons, au contraire, et si nous allons
droit aux contradictions que nous apercevons, c'est que
nous pensons que leur explication nous fera connaître
la vérité. Supposons, en effet, qu'Aurélms Litua a fait
son expédition avant la division de la Mauritanie Césa-
rienne en deux provinces, c'est-à-dire lorsqu'il étendait
son administration des rives de la Mulucha à celles de
l'Ampsaga, et que cette division était effectuée lorsqu'on
élevait son monument sur la place de Saldse; alors toute
contradiction, toute anomalie disparait de notre inscrip-
tion.

Nous nous croyons en mesure de montrer que les
choses se passèrent ainsi.

Nous avons rapporté déjà le passage du panégyriste re-
latif à l'expédition de Maximien Hercule contre les Quinqué-
gentiens; Eutrope ne nous en dit pas davantage : « Maxi-
mianus quoque Auguslus bellurn in Africa profligavit,
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