Annuaire de la Société Archéologique de la Province de Constantine — 6.1862

Seite: 181
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casion de constater que la division de la province était
un fait accompli et que la Sélifîenne allait entrer dans
l'histoire avec une vie propre.

Lorsque Maximien Hercule venait, en 297, soumettre
les Quinquégentiens, cette division, ainsi que nous l'avons
établi plus haut, avait déjà été effectuée, et nous ne pou-
vons lui assigner d'époque plus mémorable que la créa-
tion des Césars, provoquée par l'état d'hostilité dans le-
quel se trouvaient plusieurs provinces importantes, épo-
que à laquelle se rattachent, en particulier, les agitations
des tribus Maures signalées par les chroniqueurs et le
panégyriste.

Dioclétien, effrayé des dangers qui, de toute part, me-
naçaient l'empire et voyant que le successeur de Flavius Pé-
cuarius, depuis deux ou trois ans qu'il était à la tête de
la Césarienne, ne parvenait pas à y ramener la tranquil-
lité, se décida à diviser son commandemenent et à orga-
niser une administration provinciale à Sétif, ville plus
rapprochée que Caesarea du foyer de l'insurrection, et
mieux placée pour envoyer des troupes pour la combattre.
Quant à Aurélius Litua, le titre qu'il prend sur notre
inscription montrerait qu'il resta en possession du gou-
vernement de la partie de la province qui conserva le
nom de Césarienne.

Ainsi, ayant entrepris sa campagne lorsqu'il comman-
dait aux deux provinces encore réunies, il s'était natu-
rellement trouvé à la tête des troupes qu'elles avaient pu
lui fournir ; un peu plus tard, après leur séparation,
en 292, il lui fut permis de faire-élever un monument
de sa victoire dans une ville qui ne relevait plus de
son administration, car par rapport à la province Séti-
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