Antonini, Annibale  
Recueil De Lettres Françoises, Et Italiennes De Bienseance Et Marchandes, Pour Ceux Qui Souhaitent D'Aprendre A Bien Ecrire En Italien, Selon Les Bons Principes Et La Nouvelle Ortographe: Avec Un Abrégé Sur La Maniére De Garder Le Ceremonial, Et De Dresser Les Lettres, Selon Le Stile Le Plus Moderne Des Italiens — Basle, 1768 [VD18 12073032]

Seite: 82
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gì Nn/zi/ierer Je
par des nouvelles qui d'abord pourroient
porter votre consiance jusqu'à l'extrémité,
ii elle n'étoit appuïée de votre réhgnation
à la volonté de Dieu. Alais comme vous
êtes toujours disposee à suivre les loix de
ia Providence, c'eii ce qui m'a déterminé
à vous écrire, pour vous faire (avoir* que
la mort a enlevé de ce monde votre bis aine.
Cet accident quelque étrange qu'il (bit, ne
vous doit pas surprendre jusques au point de
vous faire murmurer contre elle. Il faut
que votre raison y résisfe , & qu'après avoir
répandu les larmes que cette qualité de mere
tirera de votre seiu, vous adoriés en les es-
suiant la main toute - purgante qui a fait le
coup , abn qu'elle ne redouble pas ses attein-
tes en vous privant encore de la consolation
qui vous resle. Ne croiés pas que je demeu-
re insenbble à ce malheur, il m'a touché vi*.
vement, & d'autant plus, que je me suis
vu contraint de partager la douleur avec
vous. Alais puisque Dieu vous a desfinée à
cette afRidion, vous devés témoigner par la
modération de vos plaintes, qu'il n'y a point
d'excès en son châtiment, & que vous êtes
trop heureuse encore au milieu de votre in-
fortune, de vous pouvoir confoler dans les
enfans qui vous resfent, de celui que vous
avés perdu. Je vous laide la pensee de tou-
tes ces considérations , après vous avoir as*
iuré que je suis toujours.
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