Antonini, Annibale  
Recueil De Lettres Françoises, Et Italiennes De Bienseance Et Marchandes, Pour Ceux Qui Souhaitent D'Aprendre A Bien Ecrire En Italien, Selon Les Bons Principes Et La Nouvelle Ortographe: Avec Un Abrégé Sur La Maniére De Garder Le Ceremonial, Et De Dresser Les Lettres, Selon Le Stile Le Plus Moderne Des Italiens — Basle, 1768 [VD18 12073032]

Seite: 86
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g6 Je PLiz/èdizcd*.
douleurs, puilque je n'ai pas moins pendu
que vous : les Services que j'en ai reqûs ,
me rendront éternellement attaché à la
mémoire , & à ce qu'il chéridoit le plus.
Je luis.

LXII.
TE vous luis lenAblement obligée des soins
J que vous prenés pour me conloler de
la perte que j'ai laite ; elle eA A grande ,
qu'à peine ma vie lùAira-t-elle à mes
larmes. Ce ne sont point les honneurs que
je regrette, ni la laveur dont le Roi ho-
noroit mon Epoux : ces choies, quoique
très - considérables , ne me sont pas A chè-
res que m'étoit la personne ; je n'ai jamais
envisagé que la bonté de Ion cœur & de
Ion esprit ; vous en avés été témoin, aulA
bien que de l'extrême tendrede qu'il avoit
pour moi. Le Seigneur m'a punie bien
lenAblement, en me privant d'un mari à
qui j'étois A attachée. Je lais qu'il faut
adorer Ion bras tout-puiilànt, lors même
qu'il eli le plus appésanti Air nous. AinA
je laide à la Providence le loin de mes
enlans , ne m'en Sentant plus capable en
l'état où je luis ; elle ne les abandonnera
pas après les avoir privés de ce qui après
elle étoit leur soutien. Demandés-lui pour
moi les lecours nécedaires pour faire un
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