Antonini, Annibale  
Recueil De Lettres Françoises, Et Italiennes De Bienseance Et Marchandes, Pour Ceux Qui Souhaitent D'Aprendre A Bien Ecrire En Italien, Selon Les Bons Principes Et La Nouvelle Ortographe: Avec Un Abrégé Sur La Maniére De Garder Le Ceremonial, Et De Dresser Les Lettres, Selon Le Stile Le Plus Moderne Des Italiens — Basle, 1768 [VD18 12073032]

Seite: 98
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<?g Lrtth/Lrei Je
(ance pour les bontés que vous me témoi-
gnés , seroit insiniment au-dessous de ce
que je retiens dans mon cœur. La fortu-
ne, il elt vrai, ne m'a pas fait part de ses
faveurs, mais la Providence m'accab'e des
Bennes; à peine ai-je perdu mou protec-
teur, qu'elle m'en susette un autre , qui
sans me connoitre me veut donner le titre
glorieux de sou ami. C'csf a cette sage
Providence, Monsicur, que j'attribue l'a-
mitié dont vous m'honorés , plutôt qu'à
mon foible mérite; j'en reçois les marques
avec tout le respect que je vous dois.
Quels remercimens ne dois - je point à
Moniteur le Marquis pour m'avoir procuré
un sécond libérateur ! Votre généroitté me
rend confus, je ne puis la reconnoitre ,
qu'en recevant avec beaucoup desoumilsion
l'honneur que vous me faites, vous sup-
pliant de me croire.

LXIX.
T70us auriés grande raison, Moniteur,
^ de vous plaindre de ma négligence à
vous rendre réponle, après la déclaration
que vous m'avés faite dans votre derniè-
re Lettre que vous m'aimiés. Il esf vrai
que vous m'avés donné de la vanité en
m'assurant de votre amitié , & je ne devois
pas être négligent à vous le dire. Vous
me
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