Antonini, Annibale  
Recueil De Lettres Françoises, Et Italiennes De Bienseance Et Marchandes, Pour Ceux Qui Souhaitent D'Aprendre A Bien Ecrire En Italien, Selon Les Bons Principes Et La Nouvelle Ortographe: Avec Un Abrégé Sur La Maniére De Garder Le Ceremonial, Et De Dresser Les Lettres, Selon Le Stile Le Plus Moderne Des Italiens — Basle, 1768 [VD18 12073032]

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124 Lerrrer de
ce rang une connoilsimce trop curieule des
généalogies. Certaines gens ne s'appliquent,
qu'à remarquer ce qu'il y a de plus dé-
savantageux, & de plus honteux dans cha-
que famtlle. Il vaut beaucoup mieux igno-
rer les délauts d'autrui, que de s'en inlfrui-
re pour les décrier. Ceux qui le chargent
la mémoire de pareilles choies, sont regar-
dés comme ennemis de la république & com-
me des pelles de la lociété. Un Courtilan
doit s'appliquer entre autres choies à bien
apprendre la Langue naturelle, pour s'expri-
mer avec politede, & avec grâce. - On a beau
être lavant on ne donnera pas une haute
idée de loi, ni de la Icience, lì l'on parle
d'une manière impolie, &groihere. Après
notre Langue naturelle, la Langue Latine
mérite les premiers soins d'un honnête hom-
me. Les Romains apeüoient barbares tou-
tes les Nations qui ignoroient la Langue de
Rome. La connoiisance de l'Hilfoire elt un
chemin facile & agréable pour le rendre
habile en peu de tems. On y trouve des
exemples de la vertu des gens de bien, &
des vices des méchans, diderentes révolu-
tions de la vie humaine , & les renverle-
mens inopinés des Empires : les malheurs
d'autrui nous apprennent à nous précau-
tionner, pour ne pas tomber en dépareil-
les infortunes. Je lais, Mondeur , par ex-
périence le goût que vous avés pour l'His-
toire, & combien vous y êtes habile. Je
croirois
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