Antonini, Annibale  
Recueil De Lettres Françoises, Et Italiennes De Bienseance Et Marchandes, Pour Ceux Qui Souhaitent D'Aprendre A Bien Ecrire En Italien, Selon Les Bons Principes Et La Nouvelle Ortographe: Avec Un Abrégé Sur La Maniére De Garder Le Ceremonial, Et De Dresser Les Lettres, Selon Le Stile Le Plus Moderne Des Italiens — Basle, 1768 [VD18 12073032]

Seite: 152
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ì FmKs&rer Je
me si parfiiit, qui n'ait des inégalités, des
bizarreries , des foiMellês ; mais ennn on
en devient le maître avec le tems, par la
patience , & les efforts que Ton fait pour
réprimer les saillies de ses pallions. Si
Ton ne peut être parfait en tout, il faut
du moins s'appliquer serieusement à cacher
si bien ses foiblelses, que personne n'en
souhre , & que même ou ne s'en apper-
qoive pas. On consulte, on écoute avec
docilité les persbnneséclairées, pour prosi-
ter de leurs avis. Un homme attentif à
son devoir sè tient sur ses gardes , &
craint que le Public puilsè entamer sa con-
duite par quelque endroit que ce puille
être. N'oubiiés rien de ce qui peut vous
mettre à couvert de tout ce qui seroit ca-
pable de flétrir votre réputation. Mais lì
son vous blâme injusfemeut, tenés-vous
en repos, car les persbnnes railonnables vous
rendront toujours jusficc. Je suis.

Lxxxvm.
iL ne faut pas s'étonner, Monsieur, lì
l'on voit si peu de gens polis dans le
monde, quoique la plupart des Francois le
piquent de politedé , & que ce sbit même
par-!â qu'ils sê diiiinguent. Je ne parle
pas limplement d'une politelse extérieure,
qui
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