Antonini, Annibale  
Recueil De Lettres Françoises, Et Italiennes De Bienseance Et Marchandes, Pour Ceux Qui Souhaitent D'Aprendre A Bien Ecrire En Italien, Selon Les Bons Principes Et La Nouvelle Ortographe: Avec Un Abrégé Sur La Maniére De Garder Le Ceremonial, Et De Dresser Les Lettres, Selon Le Stile Le Plus Moderne Des Italiens — Basle, 1768 [VD18 12073032]

Seite: 154
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! s4 Fuuh/AiTi Je
qui le borne à certains égards , & à quel-
ques devoirs que i'on ie rend réciproque-
ment ; je parie d'une politeile intérieure qui
régie ies mouvemens de ì'ame. Cede-ci
elt pins rare qu'on ne penlé; car eiie eld
comme un précis de toutes ies vertus mo-
rales : c'eld un ailcmblage de dilcrétion ,
de civiiité , de complailancc , d'une conti-
nuelle attention pour rendre à chacun les
devoirs qu'il a droit d'exiger. La véritable
politeile rend agréable tout ce que l'on lait
& tout ce que l'on dit. Au contraire, tou-
tes les adions des persbnnes impolies ont
je ne lais quoi qui déplaît; leurs paroles
dont désbbügeantes , ou ma! ailailonnées.
La véritable politeile eid une luite d'un
eiprit bien liiit qui le poilede, & qui eld
le maître de les (entimens & de lés paro-
les : rien ne contribue davantage aux char-
mes, & à la douceur de la lociété civile.
Elle nous apprend à (Apporter les fdibles-
sés & les contre-tems des persbnnes, avec
qui nous vivons, leurs bizarreries , &
leurs caprices ; à entrer avec adreile dans
leurs sentimens pour les ramener à la rai-
sbn. C'eld une marque de politeile que de
reluler le§ honneurs que l'un veut vous
Eure, au préjudice des autres, qui pour-
roient en avoir de la jalouhe, & s'en for-
maliser. En cela néanmoins, comme en
toute autre choie , il faut éviter une trop
grande aEedation. On le rend incommo-
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